dimanche 13 novembre 2016

Le Panama en une semaine, mon itinéraire

Est-ce que ça me paraissait fou ? Est-ce que je pensais tout voir de ce pays en une seule semaine ?
Est-ce que je croyais réellement pouvoir réduire l'identité de tout un peuple à sept jours de découvertes ?

Je n'en avais absolument aucune idée, je ne m'étais même pas posé la question. Je m'étais laissée faire, j'avais laissé le flot de la vie prendre les décisions à ma place.





Tout ce que je savais, c'est que Delys n'était disponible qu'une semaine. La seule chose dont j'étais persuadée, c'est qu'elle nous avait déjà concocté un programme ficelé à la minute près. On en avait discuté à maintes à reprises, la trame de ses idées avaient été écrite, posée noir sur blanc, de sa propre main. Elle m'avait souvent parlé de tous ces endroits magnifiques qu'elle me ferait découvrir. Il ne pouvait en être autrement, ce voyage à deux allait être magnifique.


Delys et moi, devant l'une des nombreuses cascades de Chiriqui, Panama


J'étais épuisée, après un an d'Erasmus à me rendre adaptable ; je n'étais pas prête à repartir, je n'étais pas prête à m'assumer de nouveau. Alors j'ai laissé ce rôle à une autre, et j'ai été déçue. Mais si cette première semaine de voyage m'a appris quelque chose, c'est bien cela : ne t'attends pas à ce que les autres agissent comme tu l'aurais fait. Les autres sont différents, et c'est pour cela que tu chéris leur contact et leur présence dans ta vie. Ne t'attends jamais à ce que les paroles d'autrui impliquent les mêmes sous-entendus que si tu les avais prononcées toi-même. Tu ne sais pas ce qu'ils ont en tête, tu ne le sauras jamais. Alors si tu as décidé de leur faire confiance, fais-le pleinement. Tu ne pourras pas être déçue, si tu laisses les gens t'ouvrir les portes de leur coeur.


Delys, sur une plage de Guna Yala, Panama


Ce voyage n'a pas été réalisé comme mes autres expéditions, pour la simple et bonne raison que je ne l'ai pas préparé. L'idée d'acheter un guide, de me documenter sur le pays dans lequel j'allais évoluer ne m'avait même pas traversé l'esprit. Ce sont, par exemple, les grands-parents de Mister A qui m'ont fait réaliser que le canal que Delys me proposait de visiter, fait d'écluses intéressantes - j'en ai déjà vues des écluses, à Lyon- n'était autre que le Canal du Panama, le canal, peut-être le plus connu au monde. Bien sur, j'ai fini par aller le voir. Bien sur, j'ai fini par me rendre compte de ma bêtise. Mais pour cela, il a fallu que l'américanisation de ce pays me saute aux yeux et noue ma gorge, à tel point que je daigne m'intéresser à son histoire.



Notre itinéraire



 Jour 1 : Guna Yala = San Blas 

Archipel enchanté, Guna Yala est un état indigène régi par ses propres lois et traditions. Cela faisait des années qu'il envoûtait Delys, qui portait fièrement ses couleurs à son poignet, sans qu'elle n'ait jamais eu le courage de l'explorer. Nous sommes allées à sa rencontre pour la première fois ensemble.


Heureuse face à ma première vision du Panama


Coup de foudre maritime



 Jour 2 : Panama City 

Je savais que c'était une ville très étendue, mais hormis cela, j'ignorais tout de cette capitale. Delys m'avait promis que l'on se baladerait sur sa Cinta Costera, sa promenade du bord de mer, avec vue sur sa skyline. Elle a tenu sa promesse, tout autant que l'a fait cette ville. Panama City est devenue ma New-York à moi. C'était comme un mini-rêve qui se réalisait.


La skyline de Panama City, à la tombée de la nuit.
Le rêve se réalise : je photographie pour la première fois une ville côtière en pose longue.


A l'entrée du Canal du Panama, le fameux.


Lors d'un petit-déjeuner de businessman à Panama City.



 Jours 3, 4 et 5 : David et Volcan 

Si Delys adorait découvrir la capitale avec des yeux tout aussi ébahis que les miens, c'est qu'elle n'est pas d'ici. Chez elle, c'est David. La plus grande ville de la province de Chiriqui, une région au caractère très fort. Et pour cause, bien que ses rues s'étendent à perte de vue, on n'a jamais l'impression de vivre "à la ville" ici. Partout autour, la nature vous tend les bras.


Assis à l'arrière du pick-up du père de Delys, on lui demande soudainement de s'arrêter : il nous faut immortaliser la beauté du paysage.
Entre Volcan et David.


Cascade enchanteresse, quelque part autour de David.


Delys, son frère et moi, lors d'une randonnée. Chiriqui, Panama


El Ruso Loco, comme un Hobit perdu au Panama





 Jours 6 et 7 : Bocas del Toro 

Notre bout de chemin ensemble touche à sa fin, mais on ne veut pas y croire. Alors, pour prolonger le rêve, on se rend dans l'un des seuls endroits au monde où l'on peut nager avec du plancton phosphorescent. C'est une expérience magique, tout comme l'a été le reste de notre séjour à Bocas, entre étoiles de mer et dauphins sauvages.


Notre auberge de jeunesse, haute en couleurs !


Séance de scuba diving au-dessus des coraux, Bocas del Toro.


Dernier coucher de soleil au Panama.


Jour 8 : Départ de Bocas vers le Costa Rica, en solo !

C'est le coeur lourd que je quitte Delys et sa famille. Heureusement, je n'ai pas le temps d'y réfléchir, tout s'enchaîne très vite. A peine suis-je descendue du bateau qu'un taxi m'escorte à mon prochain bus. C'est l'heure de voler de mes propres ailes ! Mais ne t'inquiète pas, Panama, je reviens te voir avant de rentrer à la maison.




vendredi 26 août 2016

Mais qu'est-ce que je fais là ? - Introduction à ma grande aventure centraméricaine


Il est 12h21, l'avion décolle.


Sur la piste, parés au décollage


Je ne me souvenais pas que ça bougeait autant, les longs courriers. C'est que mon dernier remonte à un moment maintenant, je n'en ai même aucun souvenir. Je me rappelle Cuba, le premier, avec Iberia comme aujourd'hui. Je me rappelle le Brésil, le premier avion Air France dans lequel j'ai volé, l'impression de luxe. Mais les souvenirs de mon vol pour les Etats-Unis sont devenus difficiles à atteindre, comme si ce genre d’événement pouvait devenir banal. Aujourd'hui, en redécouvrant le paysage au-dessus de Madrid, je réapprends à profiter de l'instant.


Survol de la campagne madrilaine


Et puis je reviens, enfin, sur mon début de journée. Tout s'est enchaîné si vite. Le lever aux aurores, les tristes aux-revoirs avec Mister A, que je venais de retrouver, la queue interminable pour enregistrer mon bagage en soute, le passage de la sécurité comme une lettre à la poste, avec cette procédure que je connais maintenant par cœur : sortir les flacons de liquide, mon téléphone, ma tablette, mon reflex, mon polaroid, ma caméra. L'équipement a évolué au cours du temps, mais les gestes restent les mêmes.

On embarque très vite, à peine le temps de s'acheter un petit-déjeuner hors de prix. La compagnie pratiquant le surbooking, je suis surclassée. Je me retrouve dans une classe business qui n'en a que le nom. On m'a enlevé mon hublot et on l'a remplacé par un journal et une boisson chaude. Je relis les dernières actualités quant à la tragédie qui s'est déroulée à Nice, puis ferme les yeux sur les horreurs du monde et m'endors.

À mon réveil, on atterrit à Madrid. Je reprends vite mes esprits et plie bagage. Il me faut, en un rien de temps, traverser l'entièreté de l'aéroport, prendre la navette souterraine, repasser le contrôle des frontières -l'UE n'existe plus en temps de crise terroriste- puis traverser l'aéroport dans l'autre sens. Ouf, l’embarquement n'a pas encore commencé, il est même en retard.


mercredi 13 juillet 2016

L'échappée belle à une heure de Lyon - Article vidéo (1/2)


C'était dimanche. C'était magique.



Je viens d'emménager dans mon nouvel appartement. J'ai passé ma semaine enfermée, assise pendant des heures dans ma chambre d'ado puis dans mon appart d'adulte, à trier et ranger tout ce que j'ai accumulé depuis la maternelle. Ca en fait des choses. Ca en fait, des heures passées à se replonger dans les souvenirs et sa vie d'avant. Alors, au bout d'une semaine, j'ai, plus qu'une envie, un besoin vital : celui de m'évader. Il me faut aller vers l'avant, réapprendre la sensation de la chaleur du soleil caressant ma peau, sentir l'air de la liberté imprimer mes poumons de nouveau. Qu'il pleuve, qu'il neige ou qu'il vente, je partirai.

samedi 25 juin 2016

L'Erasmus, ses non-dits et son hypocrisie, ses vérités, sa face cachée.


Il n'y a pas que des bons côtés à partir en Erasmus. Il y a du stress, de la solitude profonde et transpercente, de l'incompréhension dévastatrice, un égarement lent toujours abattant.

Melissa, dans le train qui nous ramenait à Lublin, après s'être perdues dans la campagne polonaise


Partir en Erasmus, c'est apprendre à gravir des montagnes de stress les unes après les autres, toujours en fermant les yeux sur la suivante, plus haute encore.

vendredi 17 juin 2016

Surprise à Copenhague - article vidéo


C'est la fin de mon Erasmus et je suis fatiguée de voyager. Il ne faut pas le dire, parce que j'ai une vie de rêve et je le sais. Mais ça fait cinq mois que je ne suis pas rentrée en France, mon corps et mon esprit se fatiguent à se rendre flexible.

Je manque presque mon train : j'arrive sur le quai de la gare cinq minutes après l'heure de départ prévu. Ma bonne étoile brille au dessus-de moi ce jour-là : le train est en retard, pour la première fois. Une foule de voyageurs s'impatiente : on attend qu'ils rajoutent trois wagons.
On finit par partir, avec quarante minutes de retard. J'espère ne pas louper mon avion à cause de ça, mais je me détends : on a été surclassé, les wagons ajoutés sont des wagons de première classe.
Est-ce que la vie essaie de me dire que ce voyage sera bien au dessus de mes attentes ? Elle a raison.


Alice et moi, après avoir fait la queue
pour avoir notre photo à l'endroit le plus touristique de Copenhague


lundi 6 juin 2016

J'ai retrouvé mon frère - article vidéo


Coucher de soleil à Cracovie


Première photo de moi à Cracovie, la même que deux ans auparavant



Dimanche 20 mars 2016

Ce sentiment de vide quand tu rentres de voyage, comme si le temps s'était étiré et avait tout pris en toi...

mardi 24 mai 2016

Lviv, tu as fait de moi une princesse - Balade n°1

Vous vous souvenez, on était partis pour un week-end, du vendredi soir au lundi matin, je vous expliquais tout ici. Mais ce que je n'ai pas dit, c'est la beauté des façades, l'ambiance calme, posée et accueillante, le sourire des commerçants, l'émerveillement permanent. Je vais essayer de vous le livrer ici, mais j'ai bien peur que vous ayez besoin d'aller sur place pour saisir Lviv dans son ensemble.


Ana face à la réalité


On n'y est pas restés très longtemps et pourtant j'ai tant de choses à vous montrer ! Oui, Lviv est une ville hallucinante par sa beauté et sa diversité.

jeudi 12 mai 2016

Varsovie #1 - Tu as été mise à terre mais jamais détruite


Photo classique de la vielle ville


A Varsovie, il y a cette atmosphère toute spéciale
que l'on perçoit dès la première seconde
mais que l'on ne peut comprendre du premier coup.


Panorama sur la place du marché, dans la vielle ville, appelée Rynek Starego Miasta ; pris par ma maman

A Varsovie, j'y été passée et repassée, mais je ne m'y étais jamais arrêtée.
Pourtant, j'en avais entendu parler, et toujours en bien.
Tu devrais y aller, c'est super.

Alors j'y suis allée. Et c'était plus que super.

On commence par la vieille ville - vieille de 60 ans.
Vous nous suivez ?

mercredi 13 avril 2016

Lviv, tu as fait de moi une princesse - Côté pratique


Lviv. Douce sonorité.
Comme le flot d'une rivière coulant paisiblement un jour de printemps.
Lviv. Mystère et nouveauté.




Lviv se présente comme l'enfant d'un étonnant mariage : celui de Vienne, en Autriche, et Cracovie, en Pologne. Les façades colorées de sa Rynok rappellent celles des Rynek polonaises. Les arabesques blanches ornant les bâtiments de ses rues font écho à celles de Vienne. Pas étonnant que je m'y sois sentie si bien si vite. Je suis comme chez moi, et en même temps je suis catapultée à des kilomètres. On y parle l'Ukrainien qui ressemble au Polonais de si près, mais la vie n'est pas la même. Ici, la circulation n'a pas de loi. Ici, les prix sont encore plus bas. Ici, la bonne humeur règne en maîtresse. Je suis bien loin des minutes interminables à attendre pour rien devant les feux polonais, des prix bas mais qui s'additionnent très vite, des visages fermés de la Pologne. Ici, on virevolte dans les rues, au soleil sur la place du marché. Ici, je me sens comme une princesse. Soudain, j'ai droit à tout.

samedi 9 avril 2016

Je suis nominée aux Liebster Awards !


Il y a deux semaines, j'ai reçu une super nouvelle !

Je n'en croyais tellement pas mes yeux que j'ai dû relire deux fois
le joli commentaire que Nathalie m'a laissé avant de réaliser.
Alors j'ai suivi son lien, j'ai lu son article, une fois, deux fois.

Elle m'a nominée.
Mon nom est sur la liste.
Je n'en crois pas mes yeux. 







Qu'est-ce qu'un Liebster Award ?