La princesse Dubaï

Dubaï l'étincelante, Dubaï l'hallucinante, Dubaï l'extravagante, Dubaï la conquérante. Tant d'adjectifs pour un coeur qui ...

Dubaï l'étincelante, Dubaï l'hallucinante, Dubaï l'extravagante, Dubaï la conquérante. Tant d'adjectifs pour un coeur qui ne sait s'il doit s'émerveiller ou s'offusquer... Le soleil se réverbère sur les carreaux des buldings infinis et la sueur perle sur mon front, engluant les grains de poussière sur ma peau. Le cristal n'est plus seul à briller de mille feu, tout est étincelant dans ce décor inédit. Que faire de tant de luxe ?




Nous faisons escale à Dubaï le temps d’une journée, une longue journée encadrée de deux courtes nuits : 6h d’avion, 21h d'escale, 4h d'avion. Mais quand on aime on ne compte pas.
Dubaï, on l’aime comme on la déteste avant même de l’avoir rencontrée. Il y a ses dépenses énergétiques et monétaires hallucinantes, ce gâchis de temps et d'humanité, comme il y a la fascination de cette démesure poussée à l'extrême. Où se situe la frontière entre le “très” et le “trop” ? Trop grand, trop luxueux, trop fou. Dubaï vous fait perdre la tête. Moi qui la détestais par principe l’ai adorée dans les faits.




Nous atterrissons à 6h du matin et nous dirigeons directement vers le Dubaï Mall, qui abrite l’aquarium et l'entrée du Burj Khalifa. Vous avez bien lu, ce centre commercial ne s’est pas contenté de loger l’aquarium à la plus grande vitre du monde en son sein, il y a ajouté l’entrée de la plus grande tour du monde. Un autre record ou ce sera tout ?


Le bassin principal, à la vitre la plus grande du monde, accessible même sans ticket

Nous arrivons plus tôt que prévu dans le centre commercial, les boutiques sont encore fermées et nous devons patienter deux heures avant que notre ticket pour le Burj Khalifa soit disponible. Nous nous asseyions dans le cuir moelleux d’un café et sirotons un cappuccino en élaborant le plan de notre longue, très longue journée d'escale. J’ai déjà hâte, mon rythme cardiaque s'accélère à mesure que nous entendons les rouages de la machine à visite se mettre en route.




 Le Burj Khalifa : 

La tour la plus haute du monde culmine à 828 mètres. Pour le commun des mortels, il n’est cependant pas possible d’atteindre le septième ciel grâce à elle, faute d’argent. Pourtant, la princesse du désert n’est pas si coûteuse que je l’aurai pensé. Il faut compter une vingtaine d’euros pour monter au 124e et 125e étage, culminant à 456 mètres. Et croyez-moi, votre souffle sera déjà coupé par le vide sous vos pieds, nulle nécessité de s’élever encore. D’ici, tout paraît minuscule. On pose les yeux sur les piétons que l’on ne distingue même plus d’ici et l’on part, loin dans nos pensées. On regarde alors en arrière et rien, plus rien ne semble avoir d’importance vu de là-haut. Le monde est à vos pieds et vous réalisez toute la chance que vous avez. Il suffit de prendre un peu de recul pour voir toute la beauté de monde qui nous entoure. D’ici, tout est magnificence.










 L’aquarium : 

Après plus d’une heure passée sur le toit du monde, nous prolongeons le rêve éveillé en souterrain, ou plutôt en sous-marin. La file d’attente pour l'entrée dans l’aquarium de Dubaï vous met directement​ dans le bain, longeant le bassin géant. Déjà, tous les appareils photo sont de sortie et les poissons se mettent sur leur trente et un, paradant devant vos yeux émerveillés. Mais mes préférés, ce ne sont pas eux. Je m’éprends des raies au visage espiègle et au corps majestueux. Quand elles se nourrissent en épousant la forme des vitres et des recoins de l’aquarium, leurs mystères cachés se dévoilent à nous, comme un secret soudainement révélé aux plus chanceux. On pose la main sur la vitre et c’est comme si on les touchait du bout des doigts, elles sont là, juste là.




Je les retrouve dans chacune des attractions de ce paradis maritime. Dans le tunnel féerique où les requins et raies manta virevoltent au-dessus de vos têtes incrédules, dans le zoo maritime où l'émerveillement se mêle à la pédagogie. Je suis absolument fan de cet endroit et pourrais y rester des heures, photographiant et m’émerveillant de tout, toujours.










 Le vieux Dubaï : 

Nous mettons pourtant fin à cette soif de savoir et de découverte aquatique, avides d’air non ventilé et de rayons de soleil. Nous décidons par conséquent de sortir du monde synthétique et aseptisé que représente ce centre commercial et de nous diriger vers le vieux Dubaï. Cela sonne comme un air mystérieux au creux​ de mes oreilles enfantines. Je m’imagine le souk aux épices de toutes les couleurs, aux mosaïques turquoises et à l’encens apaisant. Les 43°C à l’ombre, l’air lourd, le vent chaud et le soleil cuisant notre peau me remettent bien vite les pieds sur terre. Au bout d’une vingtaine de mètres, on se demande déjà s'il ne vaudrait pas mieux faire demi-tour, nous rappelant que nous sommes ici dans le désert. Nos sacs pèsent lourds sur nos dos ruisselants, mais nous n’abandonnons pas si proches du but. Nous demandons notre chemin et, des milliers de gouttes de sueur plus un bateau plus loin, parvenons aux abords du vieux souk. Nous nous tenons alors face à une ville fantôme, désertée​ de tout touriste même déraisonné, sauf nous. Les marchands se lèvent sur notre passage, réveillés par cette visite inespérée. Certains nous suivent même, essayant de nous vendre pachmina épices et contrefaçons. Nous ne faisons pas de vieux os pour autant, la chaleur mêlée à leur insistance ayant bien vite raison de nous.


Les abra, sur fond de vielle ville



 Le mall of the Emirates : 

Nous nous abritons finalement dans ce deuxième centre commercial. À la nuit tombée, tous semblent réunis ici, les magasins fermant à minuit en semaine, une heure du matin le weekend. Ce centre commercial nous semble immense, nous nous y perdons presque. Alors, afin de cesser cette errance inutile, nous décidons d’aller voir la piste de ski. Oui, les Émirats l’ont fait, créer de toute pièce une piste de ski et de luge au coeur du désert, et l’implanter dans un centre commercial. Rien n’est trop beau pour la belle Dubaï, princesse étincelante au coeur du désert. Je me souviens mon colocataire en Pologne, Saoudien, me raconter que ses amis et lui aimaient passer un weekend ici, à Dubaï, ville de toutes les expériences et tous les oublis. Ce qui se passe à Dubaï reste à Dubaï, on semble l’avoir déjà entendu avec un autre bijou du désert, outre atlantique. La ville où tout est permis, surtout pour ceux aux libertés brimées. Je comprends Aziz, je comprends ses amis. Mais si seulement ils faisaient comprendre, eux, à leur gouvernement que droits ne riment pas forcément avec démesure, que les libertés peuvent être consommées avec modération si on nous l'apprend. Je quitte Dubaï des étoiles plein les yeux, embrumées de réflexions occidentalisées, de libération et d’accomplissement face à ces hommes en blancs toujours encadrés d’un trio de femmes en noir.


The Mall of the Emirates





En pratique :

Le Burj khalifa :

# Où réserver ?
Je vous conseille de réserver directement sur le site du Burj Khalifa. Il vous suffit de choisir l’horaire et le type de ticket que vous désirez. Vous recevrez ensuite votre reçu par mail, qu'ils appellent voucher. Montrer ce voucher aux caisses à l'entrée et ils vous délivreront votre ticket.
Vous pouvez aussi le faire via d’autres sites internet, qui se chargent de prendre les tickets pour vous, mais ils prélèvent bien souvent une commission.
Enfin, il est possible de réserver directement sur place, mais cela revient plus cher.

# A quels tarifs ?
Pour le 124ième étage (balcon extérieur) + le 125ième étage culminant à 456m cela coûtera 125 diram (31€) aux heures creuses, 200 diram (50€) aux heures pleines c'est-à-dire de 17h30 à 19h. Votre temps là-haut est illimité. Si vous ne réservez pas à l'avance, cela vous coûtera 300 diram (75€).
Pour l'étage 148, où se trouve un lounge bar perché à 555m, il faut compter 300 diram (87€) aux heures creuses, 500 diram (125€) aux heures pleines, sachant que vous ne pouvez y rester plus de 30 minutes.

À ce jour, 17 juillet 2017 : 1€ ~ 4 AED

Tarifs officiels pour les étages 124 et 125 de la Burj Khalifa


# À quelle heure ?
Vous pouvez sélectionner un horaire de 8h30 à 23h. Les admissions sont découpées par tranches de 30 minutes. Si vous dépassez l’horaire, vous ne pourrez plus utiliser votre ticket. Il semble par contre possible de l’utiliser en avance : nous sommes passées à 9h30 alors que notre ticket été réservé pour 10h.
Nous y étions le matin et le paysage était​ très brumeux, malgré le beau temps. C'est toujours impressionnant, peut-être un peu moins magique. Tout du moins, vos photos ne ressembleront pas exactement à ce que l’on peut trouver sur internet, mais nous en avons profité pour jouer avec ce côté mystérieux dans nos portraits. La vue a semblé se dégager un peu le temps de notre passage. Je vous conseillerai donc de venir dans l'après-midi, une fois que la brume s’est totalement levée. Idéalement, il faudrait également éviter les horaires où le soleil est au plus haut. Mais pour se faire, vous vous retrouvez dans les plages horaires plein tarif. La vie est faite de compromis, il advient de savoir lequel vous conviendra le mieux. Nous avons été personnellement pleinement satisfaites de cette expérience qui reste hors du commun !


L’aquarium :

# Où et à quel tarif réserver ?
Il est également possible de réserver sur le site internet ou sur place. Différents tickets existent en fonction de ce que vous voulez voir, à différents tarifs. Nous avons fait le choix de réserver un ticket groupé sur le site du Burj Khalifa, comprenant l’entrée pour les étages 124 et 125 et l'entrée au tarif basique pour l’aquarium, nous donnant accès au tunnel, à l’exposition sur les requins et au zoo aquatique, pour 180 AED au total, soit 45€ environ (séparément, cela serait revenu à 225 AED soit environ 56€) Cela est largement suffisant, nous avons été émerveillées et sommes restées au moins deux heures ! Cependant, si vous êtes avides de sensations fortes, vous pourrez notamment descendre dans une cage au milieu des requins ou visiter l’aquarium à bord d’un bateau au fond transparent. Rendez-vous sur le site de l'aquarium pour plus d’info : http://www.thedubaiaquarium.com


Le vieux Dubaï :

Ce quartier porte le nom de Al Fahidi. De beaux bâtiments bordent le canal, certains sont mêmes classés au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Pour saisir intégralement l'atmosphère des lieux en déboursant presque rien, embarquez avec les locaux sur l’un des vieux bateaux à moteur, les abra, afin de traverser d’une rive à l’autre.

Comment s’y rendre ? En Uber, taxi ou métro. Descendre à l’arrêt Al Fahidi et marcher ce qui nous a semblé une éternité sous ce soleil de plomb, mais probablement une quinzaine de minutes en réalité. Vous arrivez aux abords du souk aux épices et du souk d’or. Traversez le canal a bord d'un abra rempli de locaux pour atteindre le vieux souk. Un autre arrêt de métro se trouve de ce côté de la rive : Al Ras.


Comment se déplacer à Dubaï ?

Nous avons choisi le métro. Un aller-simple coûte 8€, un aller-retour 14€ et une carte illimité 22€ ; nous avons opté pour cette dernière. Tous les points d'intérêts susmentionnés sont accessibles en métro, de même que l'aéroport. Les distances sont parfois assez importantes, méfiez-vous. Comptez environ 30 minutes de l'aéroport au Dubaï Mall par exemple.

Bon à savoir : un wagon du métro est réservé aux membres gold, vous courrez le risque de payer une amende si vous y circuler sans carte de métro VIP. Deux wagons sont réservés aux femmes et là encore, des amendes attendent les hommes ne respectant pas cette règle. Les femmes ont toutefois le droit de se rendre dans les wagons mixtes. Ces wagons, VIP et réservés aux​ femmes, sont signalés par un code couleur sur le sol du quai ainsi que des affiches dans les wagons.

Il est également possible de prendre le taxi, cette solution pouvant se révéler nécessaire dans certaines situations : aller voir le célèbre hôtel Atlantis par exemple.


Carte du métro de Dubaï, trouvée ici



➡ Que faire pendant une escale à Dubaï ?

Tout dépend du temps que vous avez. Les deux attractions phares, à mon avis, sont l’aquarium et le Burj Khalifa. Sortir de l'aéroport pour se rendre dans le vieux Dubaï peut être intéressant, mais attention au coup de chaud ! Ces trois activités devraient vous occuper une bonne journée. Si vous avez plus de temps, vous pouvez essayer la piste de ski ou le parc aquatique !

➡ Comment sortir de l'aéroport de Dubaï pendant une escale ?

Rien de plus simple : assurez-vous que vos bagages suivent sans que vous ayez besoin de les ré-enregistrer à Dubaï, puis passez le contrôle des passeports. Pas besoin de demander un visa à l'avance si vous détenez un passeport français, le tampon d'autorisation d'entrée sur le territoire y sera automatiquement appliqué, pour une durée maximale de 90 jours. Pour les autres nationalités, voir les conditions sur le site officiel des Émirats Arabes Unis, ici.

Maintenant que vous savez tout, plus aucune excuse pour ne pas sortir de l'aéroport de Dubaï lors d'une escale et profiter des joyaux de cette ville !



Nos sacs, prêts pour de nouvelles aventures !


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Julie La Blogtrotteuse©. Fourni par Blogger.